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Nouvelle série : les biais cognitifs !!!

Les biais cognitifs sont des formes de pensée qui dévient de la pensée logique ou rationnelle et qui ont tendance à être régulièrement utilisées dans notre rapport à l’Autre, que ce soit en phase de recrutement, sur notre lieu de travail, dans notre vie personnelle…

Parlons aujourd’hui du BIAIS DE CONFIRMATION !

Le biais de confirmation, c’est la tendance instinctive de l’esprit humain à rechercher en priorité les informations qui confirment sa manière de penser, et à négliger tout ce qui pourrait la remettre en cause. En somme, il s’agit d’une altération de la lucidité, voire de la mauvaise foi plus ou moins assumée.

Un exemple peut-être?

Vous êtes responsable QHSE d’une entreprise et votre mission consiste à renouveler le contrat d’un EPI bien spécifique, les chaussures de sécurité. La marque leader du marché vous a tapé dans l’œil et vous êtes convaincu de sa supériorité : meilleure durabilité, meilleur aura parmi vos pairs… Dès lors, sans le vouloir, vous allez interpréter TOUT ce qui vous parvient de manière à ce que ces informations corroborent votre idée. A cause de cette sournoiserie, vous éliminez ce qui infirme votre choix et retenez, voire amplifiez le reste. Et quand l’un de vos collègues vous met en garde sur le manque d’adaptabilité de ces modèles à vos usages industriels bien spécifiques, vous rejetez en bloc, brocardez le malotru et en faites un râleur invétéré…

Vous êtes un responsable du recrutement ou un manager réalisant un entretien, vous vous laissez gouverner par les premières impressions que vous a laissé votre candidat. Vous êtes subjugué par celle que vous appelez “pépite” auprès de vos collègues et cédez invariablement au fameux “emballement“!

Mais pourquoi ce biais de confirmation?

Dès qu’il doit prendre une décision, votre cerveau va rapidement faire un amalgame entre de nombreuses informations, à savoir des données factuelles mais également tout un lot d’attentes, sensations, idées préconçues… Vous n’abordez dès lors pas ce sujet avec impartialité et réserve, mais sur la base de vos émotions.

Comment l’éviter ?

A défaut de pouvoir éviter totalement le biais de confirmation, il est possible d’atténuer cette persévérance dans l’erreur !

Pour commencer, le simple fait de connaitre l’existence de ce biais, vous permet plus facilement d’en prendre conscience. En sachant qu’il faut vous méfier de vos “sentiments”, vous allez mieux analyser et traiter l’information. Essayez de préserver une espèce de neutralité mêlée de bienveillance pour les sujets sur lesquels vous vous investissez. Soyez smart lorsque vous abordez un projet, un entretien : fixez vous en amont des objectifs à atteindre, des questions à poser permettant de cribler votre sujet sur la base des mêmes critères pré-établis, comme au cours d’un travail d’investigation scientifique. Soyez attentif à la cohérence des informations qui vous sont communiquées, ne considérez vraies que les hypothèses qui ont résisté à votre travail d’investigation ! Ce travail se fait d’autant mieux que vous n’êtes pas seul pour le réaliser.

Dans le cas de notre responsable QSHE, il gagnerait à confronter ses analyses avec un pair, de manière à prendre la hauteur et le recul nécessaires à une prise de décision éclairée. Et dans le cas de notre responsable du recrutement, un 2nd entretien avec un collègue apportera une richesse complémentaire à la synthèse du candidat.

Des formations existent !

Chez IFCEN, dans notre domaine d’activité bien particulier du nucléaire, nous avons développé le concept de “Nucléaire Attitude” fondé sur les exigences de rigueur, d’attitude interrogative et de prudence. Plusieurs de nos formations reprennent les enseignements des neurosciences ; elles apportent un éclairage sur les résistances à l’application des pratiques de fiabilisation et surtout indiquent les leviers et « ingrédients » qui permettent de déployer et maintenir les bons gestes. Voici quelques exemples de formations :

En conclusion…

Face au risque de biais de confirmation, faites en sorte de suspendre votre jugement le temps d’étudier le sujet sous tous les angles et d’examiner toutes les options possibles. Entendez et acceptez les remarques qui vous contrarient, sans pour autant renier votre intuition.